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Le nouvel inconscient. Freud, Christophe Colomb des neurosciences
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Agrandir le texte Réduire le texte Carnet/Psy N°130 - Page 14-19 Auteur(s) : Bernard Brusset
Article gratuit
Livre concerné
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Le nouvel inconscient.
Freud, Christophe Colomb des neurosciences
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La confrontation de la psychanalyse avec ce qui lui est étranger, surtout quand elle y est invitée, ne peut que lui être profitable. Les comparaisons entre l'inconscient expérimental et l'incons­cient clinique était déjà l'objet des recherches sur l'hypnose de Pierre Janet à la Salpétrière. Mais la perspective a beaucoup changé. La question d'actualité est de savoir si la théorie d'un inconscient neurocognitif, pas seulement syntaxique mais aussi sémantique, sensible à la culture, permet le dépassement des querelles et controverses antérieures (par exemple entre psychologies cognitives et neurosciences) et si elle ouvre la possibilité d'une confrontation féconde avec la psychanalyse.
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Toute la première partie du livre de Lionel Naccache est consacrée aux données de la psychologie expérimentale et de l'expérimentation chez l'animal par lésions cérébrales en laboratoire et, chez l'homme, par les maladies neurologiques, mais surtout à la nouvelle méthode qui ouvre des possibilités inédites de recherche : l'imagerie cérébrale fonctionnelle. Dans la deuxième partie, l'auteur envisage les rapports de compatibilité possible ou non entre inconscient cognitif et inconscient psychanalytique. Par là, il introduit progressivement, avec un enthousiasme sympathique, une nouvelle perspective qui a pour objectif un travail global de transformation pour lequel Freud est un idéal. L'auteur admire sa capacité de changement, son indépendance d'esprit, sa fidélité à ses idées, à sa méthode originale de confrontation à la réalité comme "réalité psychique".

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Ainsi, dans ce livre, des glissements progressifs éloignent le réductionnisme scientiste de "l'homme neuronal" comme homme-machine. Il devient question de psychisme, de pensée, de désir et de croyance et même de fonction des croyances (croyance pour le sujet, fiction pour l'observateur). Il s'agit dès lors de l'action de la conscience sur les divers inconscients et d'abord les apprentissages, les conditionnements.

La première partie du livre, qui expose les conceptions neurocognitives actuelles que partage Lionel Naccache, je retiendrai deux thèses fortes :
- la mise en cause du réflexe comme modèle de l'automatisme, du procédural de niveau inférieur, donc de la théorie hiérarchique du SNC comme modèle du fonctionnement cognitif (H.Jackson), mais aussi la ruine de la psychopathologie de Th.Ribot qui a inspiré H. Ey.
- la thèse de "l'espace de travail global conscient" (Baars : global work spaceNoir Sac Furla Bfygy67 Papermoon Occasion Maroc eQrdoCBWx,1988)  (la conscience est définie par la "rapportabilité" c'est-à-dire ce qui est racontable). Il est déterminé par l'activation d'une localisation cérébrale définie : un réseau fronto-cingulo-pariétal. Il est en jeu lors de la prise de conscience de multiples processus cognitifs non spécifiques (amorçage par une perception subliminale consciente ou inconsciente (blindsight). L'objectivation électrophysiologique est différente selon que, en dehors de toute implication affective, la perception est consciente ou inconsciente.
Il s'agit d'une néo-phrénologie objectivée scientifiquement, mais relativisée. En rupture avec l'idée dominante que la conscience est sans localisation cérébrale, l'espace central conscient est à géométrie variable dans le "voisinage cérébral". Les "processeurs périphériques" (organes d'interprétation et de réalisation) peuvent être recrutés, utilisés ou non. D'où l'idée de la relativité des rapports entre localisations cérébrales et activité cognitive, entre phénoménologie (au sens anglo-saxon) et physiologie. L'influence de la conscience est définie par l'attention ("l'amplification attentionnelle descendante") comme surinvestissement producteur d'apprentissage.

Avec l'inconscient "neurocognitif", le débat physiologie/phénoménologie est supposé résolu, mais la question demeure de savoir ce qui est déterminant : l'activation cérébrale est-elle sous-jacente (un "substrat") ou déterminante? Dualisme, parallélisme, simple corrélation ? Les opérations de la conscience mobilisent le réseau cérébral ou c'est l'inverse, c'est-à-dire un travail neurophysiologique (neurochimique) du réseau et de ses connexions.

Femme CherFriperie – Sacs Again Pas Occasion En Once Ligne WHD2IE9 Lionel Naccache défend la conception d'un "inconscient (multiple) souple et sensible aux modifications dynamiques de la conscience du sujet". Il est d'une grande richesse sémantique, mais incapable d'invention stratégique (p.215). Cet inconscient cognitif ne met pas en cause la conscience avec laquelle il est dans un rapport de contiguïté, d'association, d'accompagnement, sans enjeux, sans conséquences à l'état normal. Il est multiple, localisé, partiel selon les compétences et les performances. Aussi son unité fonctionnelle est contestée.

Certains y voient "le regroupement des divers mécanismes inconscients qui sont à l'oeuvre dans les opérations psychologiques conscientes" (B. et B. Lechevalier, in "Aborder la question de la conscience", R.F.P, 2007,2, p.443). Mais, Lionel Naccache     distingue quatre inconscients selon le degré de corrélation cérébrale et de complexité représentationnelle : l'inconscient est représenté ou non, connecté ou non, amplifié ou non. Il s'agit de la combinaison de variables très simples. La définition des représentations par l'activation cérébrale empêche de distinguer des niveaux de conscience selon la nature des opérations mentales, leur niveau (métareprésentatif et réflexif par exemple), leur rapport à la mémoire, à l'anticipation, aux différents types de "processeurs".

La confrontation avec la psychanalyse

Il est clair que, souvent, les mêmes mots n'ont pas le même sens. D'où la question centrale : l'objet de connaissance est-il le même ? Force est de prendre en compte les différences de méthode. Selon l'auteur, l'atout des neurosciences est "l'utilisation froide et systématique d'une analyse objective à la troisième personne" (p.363). Il s'agit de :
- l'expérimentation : psychologie expérimentale, effet des lésions cérébrales, en laboratoire chez l'animal et en cas de lésions chez l'homme (comme expérimentation naturelle) :
- l'imagerie cérébrale fonctionnelle : "Ouvrez et voyez !" de Bichat à l'origine de la méthode anatomo-clinique devient "Voyez sans ouvrir !"
L'inconscient est défini par le critère de non rapportabilité, c'est-à-dire par des fonctionnements hors des limites de la conscience, mais dans l'atmosphère raréfiée du laboratoire, par le protocole expérimental, déconnectée du sujet et de la vie psychique normale. La science expérimentale requiert la restriction a priori du champ d'investigation, l'objectivité, la répétabilité, la mesure.

La méthode psychanalytique, comme la méthode clinique, est diamétralement opposée : elle est centrée par tout ce qui est exclu a priori par la méthode expérimentale : pas de restriction a priori du champ d'investigation, pas d'expérimentation, de répétition, de contrôle des variables, mais un cadre, une méthode prenant en compte l'implication de l'observateur dans l'observation, une pratique qui suppose la demande d'aide, le sujet, la parole, le désir, les valeurs, la souffrance, la jouissance et ses entraves. Donc, une clinique de la totalité, du conflit, de l'histoire dans une théorie ouverte. De plus, la connaissance de l'inconscient individuel du patient, comme "inconscient du ça" au-delà des représentations de l'inconscient refoulé, requiert la constitution d'un objet tiers interpsychique qui en est la condition d'accès. La psychanalyse exclut la scientificité de type expérimental et requiert une scientificité différente adaptée à son objet : celle de l'interpsychique, de la conjecture et de la complexité.  

Il résulte des différences de méthode que les notions de représentation, de conscience et, a fortiori, d'inconscient n'ont pas le même sens, ce qui n'exclut pas des recoupements dans les définitions et dans la distinction de leurs niveaux de pertinence. Ce que Lionel Naccache désigne comme "Inquiétantes divergences entre Freud et l'inconscient cognitif" (p.334 et ss.) résultent en grande partie de la différence de méthode et d'épistémologie. L'auteur affaiblit sa démonstration en prétendant juger les notions freudiennes en dehors de la méthode qui en permet l'observation, et en dehors de leur champ et de leur niveau de pertinence. Il critique les "erreurs logiques" de Freud, "ce que les psychanalystes devraient faire", et s'en tient, par négligence des différences d'objet de connaissance, de méthode et d'épistémologie, à une conception schématique de la première partie de l'oeuvre de Freud, sans tenir compte de son développement ultérieur et des élaborations théoriques de la psychanalyse après et à partir de Freud. (Donner les références à l'oeuvre de Freud avec seulement la date de parution des traductions en français, y compris dans la bibliographie, fait disparaître toute idée de développement de la théorie). Il n'est pas sans intérêt de tenter de clarifier le débat en reprenant point par point les "inquiétantes divergences". Mais, point fondamental, la psychanalyse n'est pas "une posture adoptée face à la vie mentale", mais une action à visée transformatrice : une pratique définie par la visée de changement psychique : l'association-disssociation des idées, la remémoration, l'interprétation dans le transfert des conflits, dont les conflits internes universels : bisexualité, activité-passivité, amour et haine, qui sont les postulats fondateurs en référence au pulsionnel inconscient.

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Freud écrit que "l'infantile, c'est l'inconscient refoulé" et "...Freud peuple l'inconscient exclusivement de contenus pulsionnels sexuels". Oui, à l'origine de la psychanalyse, les réminiscences des hystériques sont expliquées par les traumatismes sexuels infantiles. Par la suite, l'infantile chez l'adulte dans la cure analytique, c'est le modèle de la névrose infantile. Il permet l'interprétation de la névrose de transfert qui tend à se substituer à la névrose de l'adulte par le processus analytique. La remémoration, les rêves et l'actualisation transférentielle conduisent à la prise de conscience du rôle de la sexualité infantile au sens large et spécifique que Freud lui a donné de "potentialité perverse polymorphe". Le complexe d'Oedipe, comme complexe nucléaire des névroses, s'organise chez l'enfant à partir des expériences vécues avec ses parents dans la confrontation à la différence des sexes et des générations. Il rend compte de l'organisation des rapports entre le désir et l'identification.

Freud a toujours opposé la sexualité à une autre dimension, d'abord l'auto-conservation, puis le narcissisme et enfin la destructivité (l'introduction de la pulsion de mort en 1920, à partir notamment des névroses traumatiques et de la compulsion de répétition). Il s'agit alors des pulsions de vie (la sexualité n'en est plus que l'indice) finalisée par la liaison, la création de liens, Eros, auquel s'oppose la pulsion de mort c'est-à-dire la destructivité facteur de déliaison, de déconstruction, de réduction de l'excitation au niveau zéro, manifestée cliniquement par l'indifférence. Après Freud surtout, les psychanalystes ont donné une grande importance à la dépendance initiale de l'enfant vis-à-vis de l'environnement précoce et vis-à-vis de la mère (les carences maternelles précoces, les traumatismes, les angoisses archaïques). D'où la théorie d'un inconscient qui n'est pas seulement l'inconscient refoulé, mais l'inconscient dénié, clivé, forclos, l'inconscient du ça, qui est typique de l'organisation psychique des psychoses et des états limites caractérisée par l'importance de la destructivité, de la violence pulsionnelle hors représentation. Il y a seulement une potentialité de sens dans l'irreprésenté.
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Femme CherFriperie – Sacs Again Pas Occasion En Once Ligne WHD2IE92- "Freud insiste sur le rôle fondamental du langage dans la prise de conscience" 
On peut dire, comme Anna O., la psychanalyse "cure de parole". La méthode repose sur la règle fondamentale : tout dire et s'entendre dire à quelqu'un qui n'est pas un interlocuteur mais un destinataire implicite invisible. La première topique oppose les processus primaires régis par le principe de plaisir et finalisés par la réalisation hallucinatoire du désir (comme dans le rêve) et les processus secondaires régis par le principe de réalité (Freud, 1911). Le préconscient comporte les représentations de mots et les représentations de choses, l'inconscient seulement ces dernières. Mais il arrive que les représentations de choses soient désinvesties dans l'inconscient et que les représentations de mots en prennent la place et soient alors régies par les processus primaires : le mot vaut pour la chose (d'où, à l'extrême, le "langage d'organe" des schizophrènes).

3- "Le refoulement ou les instances inconscientes de contrôle" 

Un des acquis les plus récents des sciences cognitives est le processus de contrôle cognitif conscient capable d'influencer consciemment le cours des représentations mentales inconscientes. Les neurosciences contemporaines parviennent à étudier les mécanismes de défense conscients. Le rejet conscient et volontaire de mots arbitrairement associés sur une liste à retenir entraînent leur oubli. Le processus de rejet est sous-tendu par l'activation de régions du cortex préfrontal objectivées par imagerie cérébrale (p.352). Lionel Naccache analyse l'émergence du refoulement dans l'oeuvre freudienne. Il serait compatible avec la psychologie cognitive s'il était considéré comme conscient et volontaire comme le pensait Freud jusqu'en 1897, c'est-à-dire jusqu'à la découverte du rôle des fantasmes inconscients et la modification de la conception du traumatisme. S'il est considéré comme inconscient, il est "en opposition radicale avec les neurosciences cognitives du contrôle mental." Cet exemple montre clairement que la différence de méthode entraîne ici une différence d'objet de connaissance. Il faut ajouter qu'en psychanalyse le mécanisme de répression conscient est opposé au refoulement inconscient et les moyens de défense conscients aux mécanismes de défense inconscients qui sont multiples : outre le refoulement, l'isolation, la projection, le clivage, le déni, le désaveu, la forclusion ou rejet primaire. Le clivage du moi a d'abord été décrit par Freud en 1927 pour expliquer le fétichisme : la ruse de la raison dans le rapport à la réalité. Les neurosciences sont peut-être plus proches de la psychanalyse quand elles décrivent un processus d'inhibition entre le cognitif et l'affectif (la composante émotive complexe) dont la base neuronale est le système limbique, système cingulaire, aires entorhinale et périrhinale, hippocampe, amygdale, hypothalamus et aussi néocortex (cf. P. Buser, 2005 et in RFP, 2007, 2).

4- Selon Freud, les représentations inconscientes sont immortelles comme les désirs et les intentions qu'elles déterminent.
Sur ce plan, l'inconscient cognitif en laboratoire, évanescent, lié à l'activité de la conscience et incapable de pensée stratégique, n'a, en effet, aucun rapport avec l'inconscient pulsionnel freudien capable de déterminisme psychique, ni avec les souvenirs d'enfance refoulés qui peuvent être remémorés dans la cure et qui trouvent si souvent expression dans les rêves. Les représentations inconscientes sont investies et sources d'investissement : elles exercent une contrainte interne et donne lieu au travail psychique de création, de deuil, d'élaboration des traumatismes, etc. Encore plus loin de ce qui peut être objectivé par les méthodes expérimentales, il y a l'inconscient de la deuxième topique, l'inconscient du "ça", fait de motions pulsionnelles hors représentation, finalisées par l'agir, lequel rend compte de la pathologie non névrotique. La psychanalyse contemporaine insiste sur l'hétérogénéité des représentations (de mots, de choses, d'affects et d'objets), des niveaux, des régimes de la pensée et de la parole. Mais bien des chercheurs en neurosciences et en psychologie cognitive ont également distingué des niveaux différents dans l'activité de la conscience (conscience immédiate et conscience de niveau supérieur), et force est de prendre en compte l'inconscient culturel selon Lévi-Strauss et les structuralistes.
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Lionel Naccache fait la part de l' "inconscient (cognitif) de la structure du cerveau" qui est susceptible d'être modifié par les apprentissages et les traumas. Elle serait plus proche de l'auto-conservation inconsciente (dont l' "attachement") qui est hors du sexuel, des désirs et des croyances, hors du pulsionnel. On ne peut qu'être entièrement en accord avec l'auteur quand il écrit (p. 416) : ".il est tout à fait courant pour un scientifique de choisir d'étudier le fonctionnement d'un système complexe qui comporte plusieurs niveaux d'organisation enchâssés, à l'un de ces niveaux plutôt qu'à un autre." Certaines propriétés de fonctionnement émergent ainsi à un niveau d'organisation plutôt qu'à un autre, et il est tout à fait légitime selon le phénomène que l'on étudie de se fixer au niveau d'organisation dont le langage décrira avec le plus de parcimonie et de pertinence le phénomène en question."
 
5- Il en va autrement dans sa critique des notions qui sont centrales aussi bien dans la méthode clinique qu'en psychanalyse : les intentions et les désirs conscients et inconscients.
En effet, ils sont exclus a priori par la méthode expérimentale, comme le sont aussi la subjectivité, le sujet et, a fortiori l'intersubjectivité. Sont de ce fait particulièrement intéressantes les recherches inspirées par les nouvelles perspectives sur les "cognitions sociales" à partir de la "théorie de l'esprit". Son absence chez les enfants autistes a pu être objectivée expérimentalement recoupant ainsi certaines évidences cliniques connues depuis fort longtemps. La psychanalyse contemporaine donne une grande place aux interrelations mère-enfant précoces et, dans la cure, aux rapports entre transfert et contre-transfert, d'où de nouveaux développements à la métapsychologie freudienne (cf. B. Brusset, RFP, 2007, 2). La communication interhumaine, l'empathie, les phénomènes interpsychiques suscitent de nombreux travaux. De ce fait, les psychanalystes sont intéressés par les recherches sur "l'interaction des cerveaux" étudiée expérimentalement qui sont succinctement évoquées page 415. Je pense à l'imagerie cérébrale fonctionnelle dans la communication intersubjective voire dans l'interprétation, dans le récit de rêve (Fischer), les fonctions-miroirs (Rizolatti), l'empathie, la relation mimétique (René Girard), la biologie des passions et de l'empathie.
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Lionel Naccache reproche à Freud d'avoir attribué à l'inconscient bien des caractéristiques de la conscience : "un inconscient un peu trop conscient". L'inconscient comme notion préfreudienne, notamment l'inconscient cérébral dans le repérage historique fait par M.Gauchet serait mieux accepté car ne comportant pas la notion inacceptable pour un neuroscientifique de refoulement. Pour Lionel Naccache, "l'unique mais inestimable héritage de la pensée de Freud concernant l'inconscient, c'est précisément cette posture consciente interprétative, et non le contenu de ses interprétations qui, elles, me semblent erronées... Freud doit être considéré comme le Christophe Colomb de la vie mentale et le découvreur d'un immense continent psychique, celui de l'interprétation consciente fictionnelle, qu'il dénomme à tort inconscient." (p.379). "La fiction source de notre liberté" a un pouvoir de stimulation, d'enrichissement de la vie mentale consciente (et peut-être de sa complexité). C'est un élargissement considérable du domaine des théories neuroscientifiques de la conscience dont le mérite revient historiquement à Freud.

La conclusion du livre est intitulée : "éloge de la fiction". Mais que la neuropsychologie élargisse le champ de ses intérêts aux désirs et aux croyances ne peut que l'amener à la confrontation avec les données de la méthode psychanalytique. Il y a lieu de s'en réjouir car un certain nombre de points de vue psychanalytiques pourront s'en trouver mis en cause et rectifiés. Mais, dans ce livre, si le non conscient cognitif est élargi à la dimension interprétative, la psychanalyse est réduite à la dimension herméneutique. Contrairement à Ricoeur (cité p. 378), l'énergétique n'est pas prise en compte.    Les interprétations conscientes fictives de certaines affections neurologiques, comme les fabulations compensatoires du syndrome de Korsakoff, sont de fortes croyances et l'auteur se demande si nous ne sommes pas tous des "romanciers de notre propre vie" dans des scénarios que, contrairement à ces patients, nous avons le pouvoir de corriger en fonction de la réalité. Lionel Naccache donne l'exemple des hypothèses que nous faisons pour nous expliquer le retard de quelqu'un à un rendez-vous, mais il n'envisage pas l'hypothèse du psychanalyste selon laquelle la personne ne souhaite peut-être pas venir ou en était empêchée inconsciemment : le retard comme compromis entre venir et ne pas venir. On voit bien la différence. Le psychanalyste ne s'intéresse pas tant aux croyances qu'aux raisons de celles-ci, aux fonctions qu'elles ont, de déni, de maîtrise, de contre-investissement d'une représentation ou d'un affect inconscient.

Les fictions sont contrôlées par le rapport à la réalité extérieure, comme les processus primaires de l'inconscient par les processus secondaires régis par le principe de réalité. Ce contrôle disparaît quand il s'agit d'évoquer un passé lointain comme la petite enfance "paradis de l'interprétation" : elle donne libre cours aux fictions. Il en est de même avec le rêve dans le sommeil, et le délire à l'état de veille. On voit que le terme de fiction prend ici un sens global alors que la clinique invite à distinguer l'illusion perceptive, l'activité imaginaire telle que le jeu chez l'enfant, les théories sexuelles infantiles, la pensée animique, les pensées oniriques de veille, les mythes, le roman familial, les souvenirs-écrans, le délire avec les divers degrés de conviction, la pensée interprétative paranoïaque, les croyances religieuses, les fictions théoriques comme modélisations, comme constructions de modèles explicatifs ou interprétatifs, ou si l'on veut les divers niveaux de la grille de Bion. 

Avec la notion de "blanchiment sous les topiques" (p.423) apparaît un renversement de la perspective psychanalytique. Ce n'est plus l'inconscient qui trompe la conscience, mais la conscience qui influence et modèle les processus inconscients. L'influence consciente sur l'inconscient est un mécanisme de déculpabilisation, art de la mauvaise foi (où se retrouve la conception de J.P. Sartre). La conséquence inconsciente d'une intention consciente expliquerait la conversion hystérique.  Mais comment expliquer l'écart entre l'intention consciente et le comportement sinon par la culpabilité, donc l'interdit, et le refoulement ! On voit bien que cette perspective recoupe celle des psychothérapies non psychanalytiques de soutien, d'enrichissement du sens, de réparation narcissique, etc. Elle serait une sorte d'examen de conscience facteur de responsabilisation. 
Comme celle de Proust, l'oeuvre de Freud serait une merveilleuse dissection de la conscience et non de l'inconscient qu'il a inventé comme "maître de fiction, romancier de génie égaré dans l'univers de la neurologie et des neurosciences".

Le déterminisme de notre vie mentale consciente est dû à "notre usage illimité de la fiction pour parvenir à exister... seule liberté qui soit à notre portée". Ainsi l'auteur généralise-t-il ce qu'il a observé chez les patients cérébro-lésés et ne retient de la psychanalyse que la théorie de l'inconscient en dehors de toute prise en compte de l'essentiel, c'est-à-dire de la découverte de la méthode : de l'association-dissociation des idées dans le cadre analytique. Dans le même sens que la psychanalyse moderne, il souligne le pluralisme théorique en rapport avec l'implication de l'analyste dans la cure. A vrai dire bien des considérations qu'il développe à partir des effets de la conscience sur l'inconscient cognitif, dès lors que celui-ci prend en compte les désirs et les croyances, se rapprochent de l'activité psychique préconsciente de la première topique freudienne, soit encore du niveau mythosymbolique de l'inconscient. TdmhLe And Beauty Geek CityThe Balenciaga 8nXkwN0OP

J. Laplanche, cité en note p.430, a situé le complexe d'Oedipe à ce niveau pour mieux dégager la notion de l'inconscient refoulé déterminé par la séduction originaire dans la situation anthropologique fondamentale universelle de l'enfant avec des adultes. Il ne s'agit pas de l' "inconscient parental" dans l'enfant ! 

En somme, les recherches neuroscientifiques par la méthode expérimentale en laboratoire et par l'observation des rationalisations et des croyances des malades cérébro-lésés, conduisent à une conception de l'activité psychique consciente et non consciente. L'extrapolation et la généralisation des données de cette base restreinte expliquent des prises de position finalement plutôt négatives vis-à-vis de la psychanalyse dont la spécificité est niée. Comme d'autres, elles tendent à établir le sujet de la conscience comme maître de son activité psychique. L'inconscient est réduit au non-conscient cognitif, à l'implicite, seule la conscience est capable de pensée et de stratégie en vue de l'action. On retrouve là un aspect des dérives d'une "psychologie psychanalytique" affranchie du modèle de la pulsion auquel est substitué le langage d'action, la personne, le sujet de la conscience (R. Schafer).  L'absence de prise en compte de la méthode psychanalytique (et de l'efficacité de la cure) en tant qu'elle donne accès à ce qui est à peu près inaccessible autrement, donne tout son relief au fait que la psychanalyse, loin de n'être qu'une "posture", est d'abord la théorie d'une pratique dans laquelle l'analyse des rêves et des transferts a un grand rôle. Elle introduit de l'intelligibilité dans des phénomènes complexes, mais ses applications à d'autres domaines ne peuvent être que conjecturales et risquées. Le livre de Naccache nous le rappelle avec d'autant plus de force qu'il témoigne d'une évolution personnelle de l'auteur dans ses rapports avec la recherche et les objets des recherches, de la neurophysiologie à la théorie de la conscience comme fabrique de fictions. L'évolution de Freud de la neurophysiologie à la psychanalyse, de l'illusion scientiste à une théorie de l'esprit est pour lui un idéal qu'il admire et qu'il critique sans concessions. Il le compare à Christophe Colomb. mais pas à Don Quichotte...

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